Design résidentiel de 3 000 pi² à Pierrefonds

Une maison de taille moyenne, un chantier sur 3 étages. Deux ans, presque trois, d’allers-retours.

Une rénovation ?

Non, disent-elles. Une révolution. Trois regards sur les mêmes lieux — une ingénieure, une psychologue, un designer. Des mois d’échanges.

Le projet est né d’une nécessité. Rendre ces lieux intimes, festifs et résolument mature.

Comment?

Au départ, récupérer l’espace souvent inutile d’un garage encombré de recyclages, de pneus, de frigidaires, de tondeuse, de produits accaparant une trop grande portion des pieds carrés et surtout, privant les occupants de la lumière du jour. La décision fut prise de retirer la fonction de garage /stock room et de redonner à la résidence ce volume.

En second lieu, les activités au quotidien réclamaient un espace de rencontres avec les nombreux invités au fil des semaines et des évènements.

Ici, une nécessité. Un salon permettant de recevoir plus de 12-14 personnes assises. Pour le thé et ses plats, pour les discussions politiques ou simplement sportives, pour le cinéma et ses adeptes allongés, pour le foyer et sa flamme ou simplement pour la pause devant la nature. Un sofa déconstruit de velours noir formé de 7 modules, en hommage à l’italien Bellini,  permettait alors une disposition inédite et discrète intégrant toutes ces fonctions sans alourdir les lieux. Des chaises d’appoints de bois ou de cuir bruns se greffent alors à l’ensemble. En opposition au langage sombre.

Une cuisine ou devrions-nous dire un bar, accapare le coeur du geste global. Des formes rectangulaires, détachées les unes des autres, intègrent les requêtes usuelles. Tel les rangements de vaisselles, d’épices, de verres, poubelle et recyclage, évier, lave-vaisselle, frigo. Ainsi que des tiroirs discrètement disposés à l’inverse des invités,  recevant les milles gadgets électriques que personne ne veut voir, mais fort utile au quotidien. Le four, la plaque de cuisson et la ventilation furent intégrés dans une des ces formes simples. Légèrement en retrait mais fort accessible, le grand frigo de la maison et les autres rangements sont camouflés dans une série de portes de chêne sur pivots aux poignées verticales. Encore là, les formes se détachent du lieu et respirent au rythme quotidien.

La fonction espace pour manger est placée alors dans un secteur plus discret du rez-de-chaussée.

La réponse, au bout du compte, fut de ne rien agrandir. Travailler la maison telle qu’elle était et jouer avec les fonctions et les formes.

Tout enveloppé parfois de velours noir, de sol et des placages verticaux de chêne blanc, d’acier brut, de tapis et mosaïques noir mat allié à la blancheur de la cuisine, forment sobrement la matérialité de ce lieu.

Un tapis lourd courant à l’étage et remontant la paroi de l’escalier. De l’acier, réel et très lourd. Des portes fabriquées à un endroit, leurs poignées à un autre, des assemblages sur le site. Un support à livres en métal plié recevant les livres, suspendu au dessus de l’escalier. Des formes de gypse au plafond corrigeant les défis visuels des retombées porteuses et structurels.

L’éclairage suspendu en acier peint, zigzagant au plafond, selon l’analogie d’une boucle d’oreille est sobrement déposé. Le design de cette lampe regroupe 3 types d’appareils d’éclairages.  De longues ampoules diffusant une lumière très chaude, moins de 1500 K, des éclairages directionnels intégrés et un LED de couleur rouge discrètement camouflé servant à éclairer indirectement  le plafond.

Grande importance afin de gérer les multiples changements au fil des heures, des jours et des saisons. Ou des soirées fort animées.

Des tables basses en quartz blanc veiné de noir. Un bar en verre noir, bâti avec une précision remarquable par Quinlan Osborne, de Claste Collection. Un objet tout de verre d’une grande sobriété recevant les liquoreux vices des invités.

Instagram

NOUS JOINDRE



    Votre message